Expositions
temporaires

Roel D'Haese Roel D'Haese
Roel D'Haese
sculptures


exposition
19 juin > 3 novembre 2004



vernissage le 19 juin à 18h00

espace Paul Rebeyrolle
Eymoutiers, Haute-Vienne


Roel D'Haese (1921-1996) fait partie de ces sculpteurs puissants, résistants, en lutte perpétuelle avec la matière mais jamais contre elle. Toute sa vie sera consacrée à expérimenter toutes les matières et toutes les techniques.

Embauché chez un forgeron dès 1935 puis chez un sculpteur sur bois, il continue de suivre des cours à l'école d'art de Bruxelles (atelier du sculpteur Oscar Jaspers - pierre et modelage). Durant les années 40, il travaille la pierre en taille directe.
Véritable ferrailleur, soudeur au plus profond de lui, il découvre le bronze en 1954 expérimentant seul les différents procédés. Il fond lui-même d'abord au sable avant d'adopter la fonte à cire perdue; la soudure à l'argon lui permettra ensuite de souder le bronze.

La solitude, à l'atelier, il la combat. Le "monstre" est pourtant là. Autour de lui, apparaît alors un monde parfois effrayant, douloureux voire "innommable". Il explique ainsi son travail et son intérêt pour les arts primitifs: "Ils attrapent la grande peur de l'être humain et la serrent dans une sculpture. Le mal est emprisonné et pendant ce temps là, on peut respirer".

Les sculptures de Roel D'Haese se tordent, se compressent, elles crissent et se gonflent de l'intérieur. Naissance de l'œuvre, sorte d'Alien, le dessin métallique et strident se déploie, il danse, et soudain le silence. C'est sûr, il y a la vie là dedans.
"On devrait pouvoir mourir un peu après cette sculpture, mais il sait que l'avenir demande d'autres grands travaux." (Chris Yperman "The song of Evil", 1965).

Nous avons fait le choix de présenter une vingtaine de sculptures essentiellement en bronze, certaines aux dimensions exceptionnelles, avec les œuvres de Paul Rebeyrolle. Un parcours dans l'espace où les sujets, les techniques et les matières pourront dialoguer et nous émouvoir surtout.

"Roel D'Haese nous renvoie à notre réel, bouleversés en ce lieu par cette plaie toujours ouverte mais toujours en cours de cicatrisation. Peut-être y avons-nous rencontré un compagnon de route sur le chemin vers la conscience?" (Marc Jaskold Gabszewicz, Bruxelles 1970).

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